Je cède mon entreprise en 2026 quel est le cadre fiscal?
Par Le Hub Reprise-Transmission, 14 février 2026, 4 min
La Loi de finances 2026 n’a pas bouleversé la fiscalité des cessions d’entreprise. En revanche, elle a clairement renforcé les exigences de cohérence économique et la vigilance de l’administration fiscale.
Autrement dit : vendre en 2026 reste pertinent, mais l’improvisation n’a plus sa place.
Voici les points clés à intégrer si vous envisagez une cession cette année.
La fiscalité de votre plus-value de cession : stable mais surveillée
En cas de vente de titres (SAS, SARL, SA), la plus-value reste en principe soumise au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux).
Il n’y a pas eu de hausse de taux en 2026.
En revanche :
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Les valorisations manifestement sous-évaluées sont davantage contrôlées.
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Les cessions à un proche ou via une holding interposée font l’objet d’une vigilance accrue.
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Les opérations combinant cession et réinvestissement rapide sont examinées de près.
La clé en 2026 : justifier économiquement chaque étape.
Le départ à la retraite : toujours attractif, mais plus encadré
Le dispositif d’abattement fixe de 500 000 € en cas de départ à la retraite est maintenu.
Cependant :
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L’administration vérifie plus strictement la réalité de vos fonctions de direction.
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Le calendrier entre cessation d’activité et départ en retraite est analysé.
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Les montages de dernière minute sont plus risqués.
Si vous avez plus de 55 ans, une préparation anticipée devient stratégique. Un mauvais timing peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Earn-out, crédit vendeur, réinvestissement : prudence sur la structuration
Les compléments de prix (earn-out) restent possibles, mais leur traitement fiscal est encadré plus précisément.
Les schémas d’apport-cession ou de réinvestissement via holding sont toujours autorisés, mais :
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le réemploi économique réel est vérifié,
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les investissements purement financiers sont surveillés.
En 2026, la cohérence économique prime sur l’optimisation fiscale.
La due diligence fiscale : un enjeu croissant
Les acquéreurs sont plus exigeants. Les audits avant cession ou après signature de la LOI, couvrent désormais systématiquement :
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la situation fiscale des trois à cinq derniers exercices,
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les flux intra-groupe,
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les conventions réglementées,
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la cohérence des rémunérations dirigeant / performance.
Un vendeur préparé obtient un meilleur prix et réduit les risques de négociation à la baisse.
Cession, ce qui change vraiment dans la loi fiscale 2026
La fiscalité des fruits de la cession ne s’est pas durcie de manière brutale.
En revanche :
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le niveau d’exigence technique augmente,
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la tolérance aux montages opportunistes diminue,
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la documentation devient essentielle.
En clair : la cession doit être économiquement logique, juridiquement propre et fiscalement cohérente.
Je cède ma boite dans de bonnes conditions fiscales en 2026
Vendre son entreprise reste une décision stratégique majeure. 2026 n’est pas une année défavorable, mais elle impose rigueur et anticipation.
Les dirigeants qui préparent leur cession 12 à 24 mois à l’avance bénéficient :
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d’une meilleure valorisation,
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d’une fiscalité maîtrisée,
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d’un processus plus fluide,
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d’un risque réduit de redressement.
Sur RepriseTransmission.fr, nous accompagnons les dirigeants dans la structuration, la valorisation et la sécurisation de leur cession.
Car en 2026, la différence ne se joue pas sur le taux d’impôt, elle se joue sur la qualité de la préparation pour une transmission de dans de bonnes conditions.
Par Franck ALLARD LATOUR


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